Sortir de l’évitement, un pas à la fois

Aujourd’hui, j’ai le goût de te parler de l’évitement. J’aurais pu te parler de l’évitement en lien avec la douleur et notre seuil de tolérance à la douleur ou faire une description exhaustive avec plusieurs exemples de ce que c’est l’évitement. Comme je veux rendre ce texte digeste, je vais choisir un seul aspect de l’évitement. J’ai choisi de parler de l’évitement en lien avec le renforcement extrinsèque, la motivation ou renforcement court terme.

Prendre note qu’une même action peut être effectuée à l’intérieur d’une stratégie pour atteindre un but ou comme évitement. C’est le processus interne de la personne qui le détermine. Est-ce que passer à la pharmacie avant un rendez-vous que j’ai pris est vraiment une action à l’intérieur d’une stratégie pour atteindre un but ou est-ce de l’évitement pour être moins longtemps et moins impliqué à ma rencontre de coaching?

Je vais prendre l’exemple de quelqu’un qui, au début de sa vie adulte, au lieu de faire de longues études, a choisi un travail à plein temps au salaire minimum. L’argent (renforcement court terme) à ce moment est plus motivant, que d’aller à l’université où les renforcements sont plus à long terme. Résultat, maintenant, une fois près de la retraite, il se retrouve sans fonds de pension payé. Il risque de rencontrer des difficultés financières dans un avenir proche.

Cette personne a choisi l’évitement des études à long terme. Elle a choisi le renforcement court terme, la facilité à court terme. L’argent maintenant, pour un travail au bas de l’échelle. Cette décision prise il y a longtemps a des conséquences sur sa vie actuelle et future.

Cet exemple illustre bien les conséquences de l’évitement dans nos vies, sur notre avenir.      

Un autre exemple, dans le même sens, est le travail sur soi. Changer c’est quitter le connu pour aller vers l’inconnu. Il y a plus de gains à aller vers l’inconnu à long terme, mais ça prend du courage pour avancer vers l’inconnu. Une chose qui aide à garder courage c’est d’avoir des buts clairs qui nous tiennent à cœur.

Une autre façon de se motiver à aller vers l’inconnu est de réaliser les conséquences qu’aura cet évitement, cette fuite, pour notre avenir.

Pour toi aussi, avancer veut souvent dire quitter le connu pour se diriger vers l’inconnu.

Je le sais, cela ne va pas de soi. Pour le réaliser il faut que quelqu’un nous l’ait appris. Quelqu’un qui est passé par là avant nous. Si nous avons la chance d’avoir ce genre de personne dans notre entourage, nous pourrons alors utiliser la stratégie suivante. L’auto-coaching, mais ça prend la connaissance des conséquences pour s’auto-coacher soi-même et se discipliner à choisir d’éviter l’évitement.

C’est triste de voir des gens remettre à plus tard leur développement. Je suis consciente qu’ils perdent de précieuses occasions d’avancer et d’améliorer leur sort. Toutefois, chacun est maître de sa vie. En tant que coach je ne peux aider que ceux qui se présentent à leur rencontre avec moi. Ceux qui ont le courage de faire face, de se relever les manches et d’avancer avec détermination un pas à la fois.

Ce que je souhaite pour toi, c’est que tu n’aies pas à regarder en arrière dans 5 ans en te disant que tu as attendu trop longtemps, que tu as trop été dans l’évitement.

En terminant, voici ma proposition: quels buts feraient assez de sens pour toi, pour avoir la motivation d’avancer, pour sortir de l’évitement, faire preuve de courage en faisant des pas en avant. Un pas, aussi petit soit-il?

Je t’invite à dresser la liste de ces buts ou objectifs, qui feraient du sens et qui te motiveraient à te mettre en action.

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